Ne vous demandez pas où j'ai trouvé les noms... c l'idée du moment...
Chapitre 3:
Pat ferma la porte et décrocha le téléphone. Caché derrière ses lunettes qui lui donnaient un air sérieux, il se répétait encore ce qu'il allait dire à son interlocuteur. Il avait tellement peur que celui-ci ne le croit pas. C'était si incroyable il est vrai. Mais Pat s'était résolu à le faire : cette créature verte avait gâché sa vie par ses apparitions intempestives. Et voilà qu'il tombait sur ce roman « Martiens, go home ! » de F. Brown. Ce que l'auteur y raconte ressemble tellement à son aventure à lui que Pat avait passé les derniers mois à trouver un moyen de le joindre. Et aujourd'hui enfin il avait le numéro de téléphone : il allait pouvoir appelé.
Pat commença à composer le numéro, il était aux aguets mais rien ne se passa. Soulagement. Pas de créatures vertes pour le moment. Tonalité : ça sonne. Patience : la vie est belle, calme, et ordinaire. Pat se récite une ultime fois ce qu'il va dire à son interlocuteur. Tonalité. Tout est normal. Ça sonne toujours. Pat vérifie que le décalage horaire va être bon : il ne faudrait pas réveiller l'auteur non plus. Ça sonne encore. Pat commence à se demander si c'était une bonne idée de téléphoner. Tonalité. Oui vraiment mauvaise idée. Pat se concentre sur la tonalité, ferme les yeux. Un déclic. Une voix lui répond. Tiens ! Cette voix me rappelle quelque chose se dit Pat.
Pat ouvre les yeux, les cligne, fait le point. Stupéfaction. Ça c'est vraiment le plus extraordinaire des évènements. Pat n'est plus chez lui. Tout ici est... vert. Dans toutes les teintes de verts possibles et imaginables : du vert pâle des murs au vert foncé du mobilier. La lumière...verte. La fenêtre ... verte. Le ciel ... vert. D'autres maisons ... vertes. Des espèces de voitures aériennes ... vertes !
Un toussotement attire alors l'attention de Pat. Là, à ses pieds, c'est bien elle. Pat soupire. La créature est bien là, debout, son plus gigantesque sourire sur les lèvres. C'est à ce moment précis que le désespoir envahit Pat. La créature s'approcha alors de Pat, saisit, sans mot dire, le pendant de son pantalon et exerça une pression pour le faire avancer. Pat leva alors les yeux au ciel ... vert au dessus du plafond vert translucide. Il ferma ensuite les yeux et s'exécuta.
Il sentit alors la pression sur son pantalon diminuait et disparaître. Pat osa un regard vers la créature, vers ses pieds finalement. Elle était toujours là à le fixer de ses yeux malicieux et ... oui ... c'est bien ça ... le sol ... il est ...gris ! Pas vert ! GRIS !!! Pat jubilait mais la créature était toujours là. Sourire aux lèvres, malice au fond des yeux, elle haussa les épaules, ouvrit la porte et sortit dans un rire de joie et de méchanceté mêlées.
Des vacances ! Il avait besoin de longues vacances ! Pat ferma la porte et décrocha le téléphone.